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À retenir…
Le contrôle qualité est un rendez-vous auquel tout cabinet peut s’attendre. Évidemment, ce n’est pas au moment où les convives arrivent qu’il faut se décider à ranger le séjour. Voici donc les erreurs qui reviennent (trop) souvent et les pistes concrètes pour y remédier avant que le contrôleur ne sonne à la porte.
La Haute Autorité de l'Audit (anciennement Haut conseil du commissariat au compte) et l’Ordre des experts-comptables (OEC) rappellent que les dossiers doivent absolument être étayés. Des lettres de mission absentes ou carrément obsolètes, des dossiers non mis à jour, des justificatifs manquants ou l’absence de trace écrite des travaux réalisés sont autant de signaux qui déclenchent l’alarme le jour du contrôle. 🚨 La solution est de s’efforcer à de la rigueur documentaire au quotidien. Pensez que ce qui n’est pas écrit n’existe pas.
👉 Pour tout savoir sur l’archivage des documents comptables, suivez le guide.
Non, le manuel qualité du cabinet n’est pas un simple fichier qui traîne sur le serveur. Le contrôleur est là pour vérifier la réalité des procédures et leur appropriation par les équipes. Or, nombre de cabinets présentent des process impeccablement rédigés… mais jamais appliqués. Revue des dossiers, archivage, supervision, LCB-FT : tout doit être formalisé et faire partie du quotidien. Machinalement, comme on ajouterait un peu de sucre à son café.
Certains cabinets réalisent des tests internes régulièrement et intègrent les retours d’expérience. Le tout est de s’assurer que chaque collaborateur sait “qui fait quoi” et “comment”. 😉
Les questionnaires d’acceptation ou de maintien sont parfois remplis à la hâte, sans véritable analyse. Les secteurs d’activité à risque, les clients qui constituent une part importante du chiffre d’affaires ou les situations où liens familiaux entrent en jeu sont trop souvent sous-évalués. ⚠️
Pour comprendre comment définir et gérer sa LAB avec des personnes politiquement exposées, c’est par ici.
En matière de LCB-FT, les erreurs concernent surtout la connaissance client (KYC), les bénéficiaires effectifs et la traçabilité des informations. Certaines procédures sont de bonne volonté mais restent trop formelles : formations LAB en dent de scie, déclarations de soupçons aléatoires, etc. Le Code monétaire et financier (articles L561-1 et suivants) fixe pourtant des obligations précises. L’idée est d’intégrer ces étapes au flux normal de la relation client et ne surtout pas en faire une tâche à part.
👉 Découvrez comment structurer les procédures de connaissance client dans le cadre de la lutte anti-blanchiment.
Les contrôleurs observent fréquemment des faiblesses dans les tests d’audit ou de révision. Les informations recueillies ne font pas toujours l’objet d’une analyse complète, les jugements ne sont pas forcément expliqués et les revues de cohérence sont superficielles. Résultat, les dossiers qui sont techniquement solides peuvent être jugés insuffisamment étayés. La démonstration du raisonnement est souvent plus déterminante que la longueur des annexes. 😁
Les anomalies en matière de TVA, de paramétrage ou de conformité du Fichier des Écritures Comptables (FEC) figurent parmi les éléments à surveiller. D’autant plus que des divergences entre la comptabilité et le FEC peuvent être lourdes de conséquences, tant pour le client que pour le cabinet. De simples vérifications permettent d’éviter les remarques du contrôleur et de l’administration fiscale. 😉
Le questionnaire préparatoire est souvent traité en dernière minute. Or, il constitue le fil conducteur de la mission du contrôleur. Des réponses incomplètes, des pièces manquantes ou une méconnaissance du déroulé du contrôle donnent une image un peu désordonnée même si le fond est solide.
Anticiper, classer les documents, briefer les équipes et préparer la journée de contrôle améliore forcément la perception du cabinet. L’objectif n’est pas de passer l’épreuve en croisant les doigts de toutes ses forces, mais de démontrer la maîtrise de l'organisation et du sujet.
👀 Contrôle qualité de l’expert-comptable : comment ça se passe ?
Une fois le contrôle terminé, certains cabinets font “ouf” et considèrent que le dossier est clos. En réalité, le H3C et l’Ordre insistent sur la réalisation d’un plan d’action formalisé. Sans indicateurs, sans suivi ni responsable désigné, les mêmes observations ont tendance à se répéter d’un contrôle à l’autre. 🙄
👉 Tout savoir sur le rôle stratégique du responsable conformité.
Le contrôle qualité met souvent en lumière des écarts de pratique entre les collaborateurs. Ces différences trouvent leur origine dans une formation insuffisante ou des rôles pas très bien définis. La montée en compétence sur les normes, la LCB-FT ou la supervision reste un investissement rentable.
Le contrôle qualité n’a rien d’un examen de sanction. C’est un miroir toujours utile pour progresser. Et, avouons-le, rien n’est plus satisfaisant que de recevoir la fameuse “lettre sans observation”. 🏆