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L’Autorité des marchés financiers (AMF) est une institution publique indépendante dédiée à la protection de l’épargne investie dans des produits financiers. Elle veille à protéger et informer les investisseurs tout en assurant la bonne gestion des marchés. Toujours sur le qui-vive, découvrons ensemble le rôle et les responsabilités de cette vigie de la finance.
L’Autorité des marchés financiers en France (AMF) a pour mission de protéger l’épargne. Elle veille à la régulation des marchés financiers tant à l’échelle européenne qu’internationale.
L’AMF remplit donc plusieurs missions essentielles :
✅ Protéger les épargnants : elle fait en sorte que les investisseurs disposent d’une information claire sur les produits financiers.
✅ Superviser les marchés financiers : elle réglemente les infrastructures et surveille les opérations, s’assurant que tout fonctionne bien et dans les règles.
✅ Réguler et sanctionner : elle établit des règles, mène des enquêtes sur les pratiques non conformes, et n’hésite pas à sanctionner les manquements à la réglementation.
✅ Lutter contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC-FT) : l’AMF identifie les risques spécifiques au secteur et agit en conséquence pour les contrer.
L’AMF s’implique aussi dans l’harmonisation des pratiques financières au niveau européen, notamment par l’application de la 5ème directive sur la LBC-FT ou encore le règlement Markets in Crypto-Assets (MiCa) pour les crypto-actifs.
Créée en 2003 dans le cadre de la loi n°2003-706 de sécurité financière, l’AMF est une autorité publique indépendante. Elle est le fruit de la fusion de la Commission des opérations de bourse (COB), du Conseil des marchés financiers (CMF) et du Conseil de discipline de la gestion financière (CDGF), rassemblés pour renforcer l’efficacité de la régulation des marchés financiers français.
👉 Qu’est-ce qui la rend si spéciale ?
L’AMF dispose d’une autonomie juridique, fonctionnelle et financière. Elle peut donc exercer ses missions avec un seul objectif en tête : agir dans l’intérêt général. Côté financement, l’AMF ne dépend pas du budget de l’Etat, mais est soutenue par des taxes prélevées sur les transactions et auprès des acteurs qu’elle régule.
La gouvernance de l’AMF repose sur deux organes collégiaux :
Le cœur décisionnel est composé de 16 membres qui offrent une belle diversité d’expertises, avec des représentants du Conseil d’État, de la Cour de cassation, de la Cour des comptes, de la Banque de France, etc. Leur mission ? Définir le règlement général, valider les rapports de contrôle et garantir une régulation solide. ✨
Elle réunit 12 membres nommés par des autorités publiques : impartialité et rigueur garanties ! Cette commission est chargée d’appliquer des sanctions lorsque cela est nécessaire, et agit indépendamment du Collège. 👮
En outre, le secrétariat général coordonne les activités sous la présidence de l’AMF qui est nommée par décret présidentiel pour un mandat unique de 5 ans.
👉 Alors, qui pilote ?
L’AMF repose sur une gouvernance composée de plusieurs instances qui collaborent pour en assurer le fonctionnement :
Par ailleurs, l’AMF peut compter sur plusieurs groupes de réflexion pour éclairer ses décisions :
Pour remplir sa mission, l’AMF couvre trois domaines d’intervention :
L’AMF établit des règles pour encadrer les opérations financières. En outre, les entreprises cotées en Bourse doivent informer le public sur leurs activités, leurs résultats et leurs transactions financières. L’Autorité s’assure que ces informations sont précises et accessibles à tous, pour que les investisseurs puissent prendre des décisions éclairées.
Par ailleurs, l’AMF valide la création de produits financiers comme les Sociétés d’investissement à capital variable (SICAV) et les Fonds communs de placement (FCP). Elle vérifie que les informations fournies aux épargnants sont compréhensibles, notamment pour les produits complexes, sans toutefois donner d’avis sur l’intérêt des placements.
Enfin, l’AMF joue un rôle structurant pour le fonctionnement des acteurs des marchés (Euronext Paris, Clearnet et Euroclear France par exemple). Elle accrédite les sociétés de gestion et les associations professionnelles tout en surveillant les démarcheurs financiers. En revanche, son champ d’intervention n’inclut pas les produits d’assurance-vie ni les épargnes bancaires classiques comme les livrets, les PEL, etc.
L’AMF s’occupe de la surveillance :
L'AMF dispose d’outils pour suivre les transactions en temps réel et mener des contrôles réguliers sur le terrain afin de vérifier le respect des normes. Si des irrégularités sont détectées, des enquêtes approfondies sont ouvertes, débouchant soit sur un classement sans suite, une mise en garde, des sanctions ou sur un signalement aux autorités.
Pour soutenir les particuliers (investisseurs non professionnels), l’AMF met à disposition un service de médiation. Il permet de répondre aux litiges entre épargnants et professionnels, qu’il s’agisse d’exécution d’ordres ou de gestion de comptes.
Depuis 2010, l’AMF collabore avec l’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution) pour encadrer la commercialisation des produits financiers. Une équipe dédiée, la Direction des relations avec les épargnants (DREP) est chargée de ce volet et assure les échanges directs avec le public.
Pour renforcer la protection des investisseurs, l’AMF propose des ressources variées :
Enfin, l’AMF mène des campagnes de sensibilisation pour alerter les investisseurs sur les risques liés à des placements spéculatifs, tels que le FOREX ou les options binaires.
Vous souhaitez en savoir plus ? Découvrez notre article concernant le rapport de l’AMF de 2024 sur l’analyse sectorielle des risques de blanchiment de capitaux.
La Commission des sanctions de l’AMF, composée de magistrats et de spécialistes du secteur financier, agit en toute indépendance. Elle examine et peut sanctionner les pratiques contraires aux lois et règlements en vigueur.
Ainsi, lorsque le Collège de l'AMF lui transmet un dossier, la Commission des sanctions analyse les faits reprochés et prend une décision à l’issue d’une procédure rigoureuse. Les sanctions peuvent être variées : amendes, interdictions temporaires ou définitives d’exercer, ou encore mesures disciplinaires telles que avertissements ou blâmes. Dans certains cas, des actions en justice peuvent également être engagées.
🎯 Plusieurs acteurs peuvent alors se retrouver dans son viseur :
Les prestataires opérant sur les crypto-actifs, domaine particulièrement surveillé. L’AMF tient d’ailleurs une liste noire des plateformes non autorisées en France pour mieux protéger les investisseurs contre les acteurs peu scrupuleux.